English

Réalisation : David Guersan - Mathieu Bernat

Mix son : Gaultier Frossard

Remerciements : Harry Roland – 9/11 NYC Memorial

Musique : Stabat Mater Dolorosa – Grave // Gil Scott Heron – Me and the Devil

Harry John Roland calls himself the « World trade Center Man“, a self-appointed tour guide at the World Trade Center site. He used to work as a tour guide in the South Tower, so he’s good at it — but now, instead of it being his job, it’s his obsession. He goes to the site every single day.

But why would a man his age do that? Well, it’s not only about telling people and tourists what happened : it’s about remembering all the innocent people who had to die that day for a reason that hasn’t been told. Harry is the voice of those who cannot speek anymore. He is a living memorial, a reliable thing in an ever changing world, where catastrophies are a daily business.

« Don’t say Two » could be played every single day of the year, because Harry is also there everyday, on Ground zero, yelling to the World to open their eyes on something that isn’t that obvious : an uncomfortable truth. The days are flying by, but Harry is still there : concerned, passionnate and known by all those who once went to Ground zero. Some listen to him, some don’t. But whether they did, or wether they just smiled at this lonely guy shouting a truth that might never be heard, they all noticed him, with his pictures, his folder, these unforgetable eyes full of sadness and his croaky voice.

FRENCH

Vous autres qui venez ici, vous ne savez même pas ce qu vous avez devant les yeux.
— Harry Rolland

Depuis plusieurs années Harry Rolland se rend devant le mémorial du 11 septembre à New York avec une seule idée en tête : rappeler aux nombreux touristes présents dans le quartier les événements qui sont survenus il y’a maintenant plus de 10 ans.
De part son expérience en tant que guide dans la tour sud du World Trade Center, Harry est une véritable encyclopédie.
Avec son style bien particulier fait d’invectives en tout genre, il lui est facile de captiver l’attention des nombreux passants qui tous les jours défilent devant lui.
Présent invariablement tous les jours, du lundi au dimanche, qu’il pleuve ou qu’il neige (il ne daigne partir que lorsqu’il a épuisé tous ses gadgets qu’il distribue aux enfants), Harry est aujourd’hui un véritable symbole New-Yorkais, connus et reconnus de tous.

C’est lors d’un voyage à New-York en août 2013 que nous avons croisé la route d’Harry Rolland. Comme la plupart des autres passants ce jour là nous n’avons pu ignorer le charisme qui se dégage de sa voix lorsqu’il énumère inlassablement les nombreuses anecdotes et informations qu’il connaît au sujet des tours du World Trade Center et des attentats du 11 septembre.

Nous étions lors de ce voyage à la recherche d’un sujet de documentaire qui puisse correspondre à nos attentes : un personnage charismatique armée d’une histoire originale dans un cadre cinématographique. Notre voeu fût plus qu’exaucé. C’est donc dans le quartier de Wall Street dont il est l’un des symboles que nous avons pu improviser le tournage du portrait d’Harry. Sa gentillesse et sa disponibilité ont fait que malgré l’improvisation et le manque de préparation en amont nous avons pu construire un documentaire court en seulement deux jours de tournage.